Biographies

Biographie : Sandrine Dumas

Sandrine Dumas a toujours conjugué son travail au cinéma avec son travail au théâtre aussi bien comme comédienne que comme metteur en scène. Au cinéma elle a tourné avec, entre autres, Medhi Charef, Robert Altman, Ermanno Olmi, Milos Forman, Laurent Perrin, Krzystof Kieslowski, Mia Hansen-Løve, Olivier Ducastel et Jaques Martineau, Brigitte Roüan.

En 2003, elle écrit et réalise son premier court métrage «Le garde du corps», produit par les Films du Rat (Mention spéciale du jury au Festival de Berlin 2004, Prix du public de Digne-les-Bains et la Prime à la qualité du CNC,
sélection aux Festivals de Créteil, Rome).
En 2004, elle met en scène au théâtre «Chère Maître», avec Marie-France Pisier, Renaud Pion,Thierry Fortineau puis André Marcon, .
En 2005, «Love Letters» avec Anouk Aimée et Philippe Noiret puis Jacques Weber. Elle met également en scène à New York «Atlantic Affairs», avec Marie-France Pisier.
En 2010, elle réalise «L’invention des jours heureux», produit par Sotavento et Pio & Co (Prix du Public au Festival de Créteil 2011, Prime à la qualité du CNC, sélection au Festival de Busan, Corée).
Elle développe un long-métrage, « Jewell Stone », produit par Pio & Co.

Biographie : Thalia Flora Karavia

Thalia Flora est née en 1871 en Macédoine, dans l’Empire Ottoman. Son père est pope et la famille s’installe à Istanbul en 1874.
En 1895, Thalia Flora part étudier la peinture à Munich. Elle n’est pas acceptée à l’Académie des Beaux Arts car l’accès en est interdit aux femmes. Elle étudie alors dans les ateliers de deux grands peintres grecs installés à Munich. En 1898 elle revient à Istanbul et expose pour la première fois son travail.En 1903, elle s’installe pour un an à Paris où elle fréquente l’Académie de la Grande Chaumière.
En 1906, elle est à Athènes où avec une amie peintre, elle expose son travail au Parnassos, haut lieu culturel de la ville. Avant elles, aucune femme n’y avait jamais exposé.
En 1907 elle part exposer en Égypte, où vit une importante diaspora grecque. Elle y rencontre le journaliste Nikos Karavia et l’épouse la même année. Ensemble ils s’installent à Alexandrie. Ils y fréquentent les cercles littéraires et artistiques, le poète Konstantin Cavafy est un ami. Thalia continue à voyager beaucoup et expose aux États-Unis, en France, en Grèce, en Égypte, en Palestine. Quand la Guerre des Balkans éclate en 1912, Thalia rejoint le front comme reporter de guerre. Elle dessine le quotidien des soldats, durant toute la durée du conflit.
Elle repart au front pendant le conflit d’Asie Mineure en 1921. En 1940, Thalia et son mari Nikos Karavia s’installent à Athènes. La guerre civile fait suite à la Seconde Guerre Mondiale. Les temps sont durs. Malgré tout, Thalia continue de peindre et gagne sa vie en exécutant des portraits de la bourgeoisie.
Elle meurt à Athènes en 1960, laissant derrière elle plus de 2500 oeuvres.